jeudi 1 août 2013

L'histoire de K.

Bonjour à tous !
Aujourd'hui, je voudrais m'adresser à quelqu'un de vraiment très cher à mon cœur, quelqu'un que j'aime plus que tout. J'espère que cette personne lira ce post et qu'elle aura la patience d'aller au bout.
Cela dit, je m'adresse aussi à tous en espérant que ce témoignage pourra être utile à certains d'entre vous, amis lecteurs, qui se trouvent peut-être dans une situation similaire.
Il est possible que certains se reconnaissent dans cette histoire, qu'ils sachent que je ne veux en aucun cas critiquer, juger ou quoi que ce soit d'autre, je le redis : c'est juste un témoignage, un "rapport de faits".
Avec quelques images pour égayer un peu. :-)

L'histoire de K.

K était une jeune femme à qui tout semblait sourire.
Après une vie assez difficile en partie dans sa famille et pour une autre partie dans ses relations "amicales", elle suivit des années d'études et embrassait par la suite une carrière d'infirmière par envie et par passion.
La jeune K commençait alors à se faire de nombreuses expériences dans différents hôpitaux et cliniques, différents services, différentes villes.
Les choses allaient alors pour le mieux. Elle était particulièrement bien notée, ce qui l'encouragea à continuer.
Elle avançait donc et poursuivait sa carrière avec assiduité et acharnement car il en faut énormément pour réussir dans ce milieu, à ce qu'elle me disait.
Mais cela était fructueux et au bout de nombreuses années elle  devint urgentiste et monta en grade jusqu'à devenir infirmière chef, surveillante chef urgentiste... Bref, n'étant pas du tout du milieu hospitalier je ne sais plus comment ce service s'appelle exactement. Mais vous voyez, je n'en doute pas, là où elle était arrivée : très haut, à un poste des plus importants dans un des plus grands et plus prestigieux hôpitaux de Paris (Paris en France bien sûr !)
Entre temps, K avait rencontré un homme. Un brillant commerçant étranger. Et qui dit brillant commerçant dit plein aux as ou pété de thune, au choix... et tout le confort et le luxe qu'on pourrait imaginer, voire désirer.
Tous les deux, ils s'aimaient d'un bel et grand amour. De cet amour un petit garçon vit le jour.

Tout semblait effectivement lui sourire. A elle et à sa petite famille.
Tout sauf une chose : la dépendance.
Mais sa dépendance à elle n'était pas dans l'alcool, la drogue, le travail ou le sexe. La sienne était dans la dépendance religieuse et ésotérique.
Comme toute dépendance, elle commençait à lui bouffer la vie.

Et de là...
Les choses commencèrent à basculer de la lumière à la pénombre, puis à l'ombre, puis... Elle sombra dans le côté obscur le plus noir qui soit.
Pour commencer elle perdit son mari, un divorce, ce sont des choses qui arrivent...
Puis elle quitta son travail pour suivre un médecin qu'elle avait rencontré par la suite ; pourquoi pas ? Mais là où le bât blesse, c'est qu'il y est peut-être aussi pour quelque chose mais cela ne nous concerne pas.
S'ensuivit une période "d'errance morale" ou "psychologique" avec une perte des repères (moraux).
Son fils la quitta quand elle devint invivable.
Et maintenant elle "zone" ici et là, allant hurler des insanités (et pas que ça !) chez les gens, même ceux qui l'avaient aidée dans des moments difficiles. Elle traîne en "voyant" des choses, des gens, des morts, des esprits... qui lui parlent, voire qui lui dictent sa conduite.
Elle changeait de comportement (de je t'aime à je te hais, tu es le diable, tu es possédé(e) tu m'en veux, etc.) en moins d'une semaine au début et en moins d'une journée maintenant. Bref, elle est devenue "barge" !
Ou plutôt "malade", je crois qu'on appelle ça un trouble bipolaire de la personnalité, qu'on me corrige si c'est inexact.

Pourquoi tout s'est si bien enchaîné dans "le négatif" ?
Tout simplement parce qu'un "beau" jour, quelqu'un l'a "révélée" sans prendre en compte sa fragilité mentale, ce quelqu'un lui dit qu'elle était médium, qu'elle avait des capacités hors du commun, etc. Ok.
Là n'est pas le mal, ce n'est pas parce qu'on est médium qu'on perd systématiquement pied. Non, cela n'arrive seulement que quand on n'y prend pas garde et pour tout dire, j'y serais peut-être moi-même passé aussi si l'on ne m'avait pas tiré la sonnette d'alarme !
Pour K cela n'a pas été aussi "simple". Outre le fait qu'elle commençait à perdre pied, après son divorce elle avait rencontré ce médecin. On s'imaginait que tout irait bien. Mais non. Les choses n'ont fait qu'empirer.

Elle était d'abord mal entourée et ensuite elle ne voulait pas entendre parler de se faire aider parce qu'elle se voyait au-delà de tout cela, elle n'avait plus confiance même dans le métier (qu'elle ne pratiquait plus depuis longtemps semblant ignorer par quel bout tenir une seringue...) et les soins qu'elle avait prodigués à x milliers de gens durant sa carrière.
Et la dépendance poursuivant son œuvre, elle s'enfonça de plus en plus, se laissant guider par ses visions, ses pressentiments, ses rêves ou hallucinations, etc. se voyant "positive", dans la lumière et voyant les autres "négatifs". Et tout cela sans avoir plus un pied sur Terre.

Je tiens à préciser qu'il n'est aucunement question de mécanisme d'endoctrinement externe comme de secte ou autre. Les faits sont assez parlants pour nous montrer, à mon avis, qu'il n'est pas besoin de secte, ou d'organisme du même genre, pour s'auto-endoctriner dans des... peut-être des "rêves" ? Cela me fait bien penser à de l'auto-persuasion.
Et les faits montrent qu'il n'est pas non plus besoin d'user de drogues pour se trouver dans un état disons "hallucinatoire et paranoïde".
Oui, j'ai osé ! ;-)

Là où je voulais en venir avec ce post, c'est que je voudrais éviter de perdre encore quelqu'un que j'aime profondément de cette façon.
Et autant que possible à éviter à d'autres que cela ne leur arrive, tant pour ceux qui assistent au départ que pour ceux qui partent dans un autre monde.
J'admets que parfois les choses sont très dures.
Mais il ne faut pas se laisser entraîner ou s'auto-entraîner dans ces schémas d'où l'on risque de ne pas sortir indemne (ou de ne pas sortir du tout, comme K (ou M une autre personne à qui cela est arrivé !)

Qu'il y ait des signes, je veux bien, mais tout n'est pas à prendre "à la lettre".
En espérant que ce post puisse aider.
Merci de m'avoir lu jusqu'au bout.

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